Mardi 20 mai 2008
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Il est minuit ...
J'ai réçu aujourd'hui
The hatred of trees le dernier opus d'
Empusae que j'attendais depuis presque deux semaines et
comme prévu, je vais vous le commenter.Je pensais en faire une chronique mais en ayant fait un bon paquet pour divers webzine, je trouvais cela un peu trop .... formel pour cet espace alors je vais
essayer de vous " disséquer " ce bijou musical un peu à la bonne franquette.
De prime abord, grosse impression avec un magnifique " package " structurellement parlant semblable a celui de
Error 404 : Metaphorical loss sorti il y
a trois ans maintenant.On retrouve sur le CD le petit symbole qui ornait la pochette de ce dernier, serait-ce le signe que
The hatred of trees est le
digne successeur de son ainé? Un peu comme une suite logique ? Seule l'écoute nous le dira, allez hop, ça tourne .... sur la platine hein ;)
Premier minute du premier morceau, première surprise.Ce morceau portant le nom de l'album me donne l'impression d'être hanté par le spectre de la collaboration entre
Empusae et
Nick Grey sur l'opus
Simple black line in a diagram avec son intro au piano, son fond musical presque oppressant.A ce moment précis le froid et la solitude m'envahissent.
Empusae à ce don de pouvoir gommer tout ce qui vous
entoure pour vous transportez dans son monde, avec ses règles.On retrouve un peu plus tard sur cette piste qui atteint quand même les 15 minutes 46 les sonorités tribales qui ont fait le succès de
notre cher
Sal-Ocin.15 minutes 46 d'accord, mais quel bon quart d'heure.Un quart d'heure qui sonne un peu comme un résumé de toutes les pistes exploitées par la
formation belge.Les pistes passent et ne se ressemblent pas, tantôt froide et intimiste à l'image de
Undead Soil , tantôt rythmée et plus
underground que jamais.En parlant de piste froide et intimiste ....
Fragments of cerebral dimensions
se pose là.Cette piste est pour moi la plus aboutie de cet album, un peu dans la lignée du morceau
Epiceas, toujours d'
Empusae, sonorités presque cristalline, venue d'ailleurs.Ce qui m'embête un peu je l'avoue, c'est que plus le CD tourne plus je me rend compte que les pistes sont
plus incroyable les unes que les autres, ainsi je ne sais plus quoi dire.Ca fait maintenant une dizaine de fois que le CD passe depuis ce matin, et mon état est semblable a celui dans lequel
j'étais lors de la première écoute, un peu comme si a chaques écoutes les pistes changeaient.Je suis troublé ... Trève de Blabla ... le scud tourne encore.Les pistes passent, les émotions sont de
plus en plus fortes.Se présente là,
Harded Boiled Wonderland qui est à mon avis une piste taillée pour le live.Elle se ressent sur l'instant et fait
appel à des choses vraiment trop profondes pour être écoutée seul, au fond d'un fauteuil miteux ! C'est lourd, c'est ennivrant, ça file le vertige et presque grisant.Il est sur et certain avec
cette piste qu'
Empusae ne cessera jamais
de nous suprendre avec ses constructions de piste peu conventionelles.
L'album se termine avec
Waanzin, piste qui vous rapellera ( pour les inconditionnel(le)s d'
Empusae ),
Extra Muros, de part sa
construction et l'enchainement de ce que j'appel des "épisodes".Tout comme
Extra Muros,
Waanzin commence
par une longue séquence de "bruitages", déroutants pour certains, dérangeants pour d'autres, c'est ce que j'appel le premier épisode.Et ensuite un autre épisode se colle à tout ça, sans réelle
coupure, un épisode très mélodique.Ces deux épisodes pris a part n'ont absolument aucun rapport et c'est ce qui est très surprenant car au final ils s'enchainent très bien et sont même très
éfficaces.Une fois réunis ces deux épisodes pourraient être comparé a une conjoncture astrale hors du commun, un peu comme deux forces ennemies qui se donnent la main pour combattre une troisième
force, c'est juste sublime.
Pour clôturer cette chronique plutôt décousue ( je vous l'accorde ) je dirais qu'avec cet opus
Empusae tape du poing sur la table.Il s'impose, pour moi, comme une référence.J'ai toujours mis cet artiste un cran au-dessus
des autres, nous dirons qu'a partir d'aujourd'hui ... il sera deux crans au dessus des autres :D.Si vous me demandez mon avis sur un éventuel achat de cet album, alors je vous dirais qu'il ne faut
pas hésiter une seconde.Cet album est un voyage intra-émotif.Pour être franc, en parlant d'
Empusae je vous dirais que ça fait quelques années maintenant que j'ai oublié l'éventualité d'une déception.
Je tiens à m' excuser pour cette chronique pas forcément très efficace.Elle m'a réellement mit dans tout mes états.Je me suis lancé dans la chronique de cet album en oubliant qu'il faisait
partit des choses qui ne se décrivent pas mais qui se ressentent, simplement.
"Hard Boiled Wonderland (inspired by H. Murakami)" par Empusae
Metamorphiquement vôtre ....